71 + 7 = 1

C'est donc cette égalité surprenante que la décision prise par l'UNESCO en 1998 a validée. Mais ces 71 monuments disparates ne font pas une unité. S'il y avait en France un chemin unique, historiquement attesté comme l'est le Camino francés en Espagne, la géographie aurait pu donner un sens à cette équation. Mais ce n'est pas le cas. Ces monuments sont dispersés sur tous les chemins contemporains de Compostelle alors même qu'ils sont censés baliser les quatre chemins dits historiques.

Gérer ce Bien ou le faire vivre ?

La question de la gestion de ce Bien est un casse-tête pour le ministère de la Culture et la section française de l'UNESCO. " On ne gère pas un mythe " a dit un haut fonctionnaire au Puy en 2007. A défaut de le gérer peut-être serait-il possible de lui donner une âme ? Mais les bornes qui subsistent au long des routes départementales en ont-elles une ?  Dire partout que les pèlerins de Compostelle passaient par là est encore se référer à un mythe.  La Fondation propose de retrouver dans l'histoire plus que dans une géographie hypothétique ce qui fait l'unité  de ces monuments.  Elle suggère de faire revivre l'esprit dont ils restent les témoins. Ils deviendront alors un véritable patrimoine commun que l'Europe pourra partager au bénéfice de l'humanité. Ce patrimoine est immatériel, c'est le pèlerinage, commun à toutes les religions.

Pour en savoir plus, voir Compostelle en quatre temps